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Abstract

La littérature africaine contemporaine constitue un espace privilégié pour l’expression des voix féminines longtemps marginalisées dans un contexte dominé par le patriarcat et les traditions contraignantes. Le présent article propose une étude des romans Rebelle (1998) de Fatou Keïta et Modukpè, le rêve brisé (2000) d’Adélaïde Fassinou. Ces deux récits mettent en lumière les mécanismes d’assujettissement des femmes africaines à travers des pratiques comme l’excision, le mariage forcé, la résignation sociale et les interdits religieux. En mobilisant une approche féministe africaine, l’analyse montre que les héroïnes Malimouna et Modukpè incarnent deux trajectoires contrastées : la révolte et la quête d’autonomie pour l’une, la résignation et la reproduction des normes patriarcales pour l’autre. L’article souligne également la complémentarité des deux textes, qui, bien que différents dans leur style et leur issue, participent à la construction d’un discours féministe africain ancré dans la réalité sociale du continent.

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