Corps-données, langages-symptômes : anatomie de la dystopie biomédicale dans Notre vie dans les forêts de Marie Darrieussecq
Document Type
Presentation
Location
Magnolia Room, LSU Student Union / Zoom
Start Date
6-3-2026 3:00 PM
End Date
6-3-2026 3:20 PM
Abstract
Cette communication examine l’articulation entre la biopolitique foucaldienne, la bio-médicalisation et l'esthétique du fragment dans Notre vie dans les forêts de Marie Darrieussecq. Le roman configure un régime dystopique où le biopouvoir pénètre jusqu'à l'intimité cognitive des sujets. Darrieussecq met en scène la transformation du corps en ressource optimisable et de la pensée en matière extractible. Le cliquer semble multiplier les associations cognitives pour entraîner les robots qui passe pour incarner le projet ultime du biopouvoir notamment capter et reformater la vie mentale. De même, les doubles, et organes de réserve illustrent la condition post-humaine où l'identité se fragmente et le corps devient modulable. Cette colonisation technoscientifique trouve son corrélat formel dans une narration fragmentée, des ruptures temporelles et syntaxe heurtée qui passe pour matérialiser l'effondrement mémoriel et corporel de la narratrice. Toutefois, notre analyse révèlera que cette discontinuité langagière constitue tantôt un symptôme pathologique ainsi qu’elle fonctionne comme architecture de résistance passive. Cette communication contribuera aux études critiques sur le capitalisme cognitif et les stratégies littéraires de résistance aux dispositifs biopolitiques contemporains.
Mots-clés : biopolitique, bio-médicalisation, discontinu narratif, capitalisme cognitif, résistance littéraire, Darrieussecq
Corps-données, langages-symptômes : anatomie de la dystopie biomédicale dans Notre vie dans les forêts de Marie Darrieussecq
Magnolia Room, LSU Student Union / Zoom
Cette communication examine l’articulation entre la biopolitique foucaldienne, la bio-médicalisation et l'esthétique du fragment dans Notre vie dans les forêts de Marie Darrieussecq. Le roman configure un régime dystopique où le biopouvoir pénètre jusqu'à l'intimité cognitive des sujets. Darrieussecq met en scène la transformation du corps en ressource optimisable et de la pensée en matière extractible. Le cliquer semble multiplier les associations cognitives pour entraîner les robots qui passe pour incarner le projet ultime du biopouvoir notamment capter et reformater la vie mentale. De même, les doubles, et organes de réserve illustrent la condition post-humaine où l'identité se fragmente et le corps devient modulable. Cette colonisation technoscientifique trouve son corrélat formel dans une narration fragmentée, des ruptures temporelles et syntaxe heurtée qui passe pour matérialiser l'effondrement mémoriel et corporel de la narratrice. Toutefois, notre analyse révèlera que cette discontinuité langagière constitue tantôt un symptôme pathologique ainsi qu’elle fonctionne comme architecture de résistance passive. Cette communication contribuera aux études critiques sur le capitalisme cognitif et les stratégies littéraires de résistance aux dispositifs biopolitiques contemporains.
Mots-clés : biopolitique, bio-médicalisation, discontinu narratif, capitalisme cognitif, résistance littéraire, Darrieussecq